Environnement: Un ver mangeur de plastique pourrait sauver les océans

vers mangeur de plastique

On a tout essayé… Faire des pulls avec le plastique (pas très efficace), le recycler pour en faire d’autres objets en plastiques ( C’est toujours du plastique à la fin), ou encore le brûler, le jeter dans la mer mais tous cela pollue…

«Les déchets plastiques sont en effet un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et très difficilement biodégradable», Federica Bertocchini

Alors non, cet article ne va pas porter sur la nourriture de demain, en vous invitant à manger des larves, mais il portera plutôt sur une découverte pleine d’espoir pour le futur. En effet, si vous ne vivez pas sur une autre planète, vous savez donc que la Terre est confronté à une pollution depuis pas moins de quelques siècles. Nous allons surtout nous intéresser au plastique. En effet, on a tous vu des endroits jonchés de déchets plastiques lors d’une balade ou tout simplement au bord d’une route. La production de plastique représente plus 311 millions de tonnes de plastique dans le monde en 2014, soit plus près de 10.000 kilos de plastique par seconde. De plus sur 25 millions de tonnes de déchets plastiques collectés en Europe en une année ,25% seulement sont recyclés ! Enfin on peut revenir aussi sur le septième continent fait de déchets plastique... Il se situe dans le Nord-Est du pacifique, entre la Californie et Hawaï. Il est fait de déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans, ensuite acheminés par les courants marins vers un nouveau « continent » , dont la taille atteint près de 3,5 millions de km².

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Une chercheuse au Centre espagnole de la recherche nationale a identifié que la larve de la fausse teigne de cire, de son petit nom scientifique Galleria mellonella, était capable de dégrader naturellement du plastique.

Cette larve insatiable, offre la perspective de «biodégrader» rapidement le polyéthylène qui s’accumule dans l’environnement, en particulier dans les océans, qui est source de pollutions multiples et plus particulièrement de plastique. Les déchets plastiques sont  un problème environnemental mondial. Ainsi, les chercheurs ciblent d’abord le polyéthylène, particulièrement résistant et qui est très difficilement dégradable naturellement.

Le bon appétit de cette larve

Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d’appât destiné à la pêche, est  à l’état sauvage, un parasite des ruches qui se niche dans la cire d’abeille, un peu partout en Europe. Federica Bertocchini, apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectées par ce parasite étaient rapidement criblés de trous. D’autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d’une heure. Des trous commençaient à apparaître après seulement quarante minutes et au bout de douze heures, la masse de plastique du sac était réduite de manière significative. Une découverte surprenante…

Voracité

Les chercheurs soulignent que ce taux de dégradation est « extrêmement rapide » par rapport aux autres découvertes récentes, comme celle d’une bactérie, qui consomme certains plastiques mais au rythme de 0,13 milligramme par jour seulement. La voracité de la petite bête est étonnante parce que la capacité d’assimilation est un atout pour pouvoir mettre en place une politique efficace de réduction des déchets.

Les auteurs de cette dernière découverte pensent que la larve n’ingère pas seulement le plastique mais qu’elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires.

« L’une des prochaines étapes sera de tenter d’identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l’enzyme responsable », expliquent les chercheurs

« S’il s’agit d’une simple enzyme, on pourra alors la fabriquer à une échelle industrielle, grâce à la biotechnologie et au nom de l’intérêt général, et cela à des coûts raisonnables », estime Paolo Bombelli de l’université de Cambridge au Royaume-Uni. Selon lui, « cette découverte pourrait être un outil important pour éliminer les déchets de plastique polyéthylène qui s’accumulent dans les décharges et les océans ».
Affaire à suivre …

 

 

 

 

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